La maladie à virus Ebola est une zoonose, transmise des animaux aux humains puis entre humains. Sa réapparition répétée rappelle que la santé humaine et la santé animale sont étroitement liées. Bien que le réservoir animal spécifique associé à cette épidémie n’ait pas encore été identifié, les données scientifiques issues des précédentes flambées indiquent que certaines espèces sauvages, en particulier les chauves-souris frugivores et potentiellement d’autres animaux sauvages, constituent une source probable de transmission. L’origine de l’infection dans cette épidémie fait toujours l’objet d’investigations.
L’OMSA souligne l’importance de renforcer la surveillance à l’interface animal-homme-environnement et appelle à une mise en œuvre plus ambitieuse de l’approche « Une seule santé » (One Health) aux niveaux national, transfrontalier et régional. Elle réitère également l’importance d’accroître de manière constante le soutien à la prévention en amont des transmissions de la faune sauvage à l’être humain ainsi que le rôle essentiel de systèmes de santé animale compétents et disposant de ressources suffisantes.

