Aller au contenu principal

Séances AVF 2026

Dermatose nodulaire contagieuse

Séance académique du 5 février 2026, 14h00 - 18h00

En présentiel : amphithéâtre des Cordeliers, 15 rue de l’Ecole de médecine (Paris 6e)

 

Présidence du Dr vétérinaire Jean-Lou MARIÉ

I - PARTIE PUBLIQUE

14h00 – 14h10 : Mot d’accueil du Président

Séance thématique

Actualités sur la dermatose nodulaire contagieuse des ruminants

 

14h10 : remise de médailles de l’AVF à des vétérinaires particulièrement engagés dans la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse en France

14h20-14h30 : Présentation de la séance 

Pr Jeanne BRUGÈRE-PICOUX, coordinatrice (AVF, ENVA)

14h30-15h : Actualités sur les capripoxviroses des ruminants dans le monde

Dr Vét. Adama DIALLO (AVF, ex-CIRAD, ex FAO/AIEA)

15h00-15h30 : Bilan 2025 de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse en France

Dr Vét Olivier DEBAERE (DGAL) 

15h30-16h00 : Bilan 2025 de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse en Catalogne

Dr Vét Marta DORDAS PERPINYA (ENVA)

16h-16h30 : diagnostic de laboratoire de la dermatose nodulaire contagieuse : outils disponibles et perspectives

Dr Bertand SAUNIER (AVF, Institut Pasteur de Paris)

16h30-17h : Identification de la pseudodermatose nodulaire en France

Pr Jeanne BRUGÈRE-PICOUX (AVF, ENVA)

 

II - PARTIE RESERVEE AUX MEMBRES

17h15 : Approbation de comptes rendus, Questions diverses

 


Annexe : Résumé des communications

 

Editorial

Pr Jeanne BRUGÈRE-PICOUX, coordinatrice

Conscients que la crise de la DNC allait enfin être résolue après le mois de janvier, il était important de présenter une synthèse des différents aspects de cette maladie exotique qui nous a tous surpris en juin 2025. En premier lieu Adama Diallo nous présentera les aspects épidémiologiques de ces capripoxvirus d’origine africaine qui ont envahi depuis deux décennies de nombreux territoires en particulier l’Asie. Puis notre confrère Olivier Debaere, qui a dû gérer cette crise devenue médiatique voire politique, nous démontrera que la réglementation européenne est efficace pour éviter la progression du virus (à la condition de l’appliquer sérieusement !). Marta Dordas Perpinya témoignera ensuite de son expérience réussie en Catalogne. Bertrand Saunier soulignera les difficultés du diagnostic sur le terrain pour détecter les animaux en incubation. Enfin cela nous a permis de décrire une pseudodermatose nodulaire contagieuse due à un herpèsvirus dans le contexte du diagnostic différentiel de la DNC.

Actualités sur les capripoxviroses des ruminants dans le monde

Dr Vét. Adama DIALLO - AVF, ex-CIRAD, ex FAO/AIEA

La variole ovine ou clavelée, la variole caprine et la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) des bovins sont des maladies contagieuses causées par trois virus distincts mais très apparentés et formant le genre capripox dans la famille des Poxviridae. De ces trois maladies, la plus ancienne est probablement la variole ovine car elle serait connue depuis le IIe siècle après J.-C, en Asie Centrale. Quant à la variole caprine ; elle aurait été décrite pour la première fois au Norvège en 1879.  A ce jour, ces deux maladies persistent toujours en Asie, au Proche et Moyen Orients et en Afrique avec des incursions sporadiques dans la partie sud de l’Europe (Grèce, Balkans et Espagne). En revanche la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) des bovins serait d’origine Africaine. Décrite pour la première fois en 1929 en Zambie, cette maladie est restée confinée pendant longtemps en Afrique Australe. De ce berceau, elle est remontée insidieusement vers le nord du continent, puis à partir du début des années 1990s elle a émergé au Moyen Orient, en Asie et dans une partie de l’Europe du Sud. Si pour les varioles des petits ruminants la transmission de la maladie se fait essentiellement par contact, les insectes piqueurs jouent un rôle important dans la diffusion du virus de la DNC. Les outils d’épidémiologie moléculaire permettent aujourd’hui un suivi précis de virus dans les différentes régions affectées et on distingue aujourd’hui trois groupes de virus de la DNC, l’un deux, décrit pour la première en 2017 en Russie, est le résultat d’une recombinaison entre la souche vaccinale Neethling et des souches sauvages locales. Le contrôle de ces maladies repose sur l’utilisation de vaccins atténués vivants avec, pour les zones d’émergence, la mise en place de mesures sanitaires draconiennes : restriction des mouvements d’animaux et abattage des animaux sensibles dans les élevages affectés.

Bilan 2025 de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse en France

Dr Vét Olivier DEBAERE - Directeur de crise/Directeur de projet Epizooties à la DGAL

La crise de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) en France a débuté avec la détection du premier cas positif le 29 juin 2025 (Savoie), le dernier cas à date ayant été confirmé le 2 janvier 2026 (Ariège). Au total, 117 foyers de DNC ont été confirmés, pour 82 élevages répartis dans 11 départements (dont 76 foyers pour les seules Savoie/Haute-Savoie), conduisant au dépeuplement de 3518 bovins et la mise en place de 6 zones réglementées : Savoie/Haute-Savoie, Rhône, Pyrénées-Orientales, Jura-Doubs, Ain et Occitanie. 

Dans ces zones réglementées, des restrictions encadrées de mouvements ont été prescrites et des contrôles renforcés ont été effectués.

La campagne de vaccination a été mise en œuvre dès le 18 juillet grâce aux doses mises à disposition gratuitement par la Commission européenne depuis le stock disponible de la banque européenne d’urgence (en Afrique du Sud). Ensuite, les doses nécessaires pour poursuivre la campagne de vaccination obligatoire dans les zones réglementées et les zones vaccinales ont été achetées par la France à un laboratoire européen (Pays-Bas). Quelle que soit la zone de vaccination, la campagne de vaccination a toujours été rapide et massive grâce à la mobilisation de la profession vétérinaire aux côtés des éleveurs et des services de l’Etat. A l’occasion des actes vaccinaux, les vétérinaires ont effectué une surveillance attentive de l’état de santé des bovins, en complément de la surveillance par l’éleveur de l’état de santé des animaux dont il a la charge et de la surveillance programmée dans les élevages en lien épidémiologiques avec les élevages foyers. Au 15 janvier, 814 suspicions de DNC ont été posées, réparties dans 52 départements (dont 91 suspicions réparties dans 41 départements en zone indemne). Ces nombreuses suspicions montrent la vigilance accrue de tous les acteurs, en zone réglementée comme en zone indemne et garantissent le contrôle strict de la maladie.

Bilan 2025 de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse en Catalogne

Dr Vét Marta DORDAS PERPINYA - ENVA

La crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Catalogne a débuté avec la détection du premier cas positif le 1ᵉʳ octobre 2025, le dernier cas ayant été confirmé le 22 octobre 2025. La campagne de vaccination a été mise en œuvre six jours après l’identification du premier cas. Celle-ci s’est déroulée de manière rapide et efficace, permettant d’atteindre environ 80 % de couverture vaccinale en l’espace d’un mois. Dans un second temps, le périmètre de vaccination et de surveillance a été étendu à l’ensemble de la moitié nord de la Catalogne afin de prévenir toute propagation secondaire de la maladie.

Diagnostic de laboratoire de la dermatose nodulaire contagieuse : outils disponibles et perspectives

Dr Bertrand SAUNIER - IPP, AvF

La dermatose nodulaire contagieuse (Lumpy skin disease) est une maladie virale bovine à déclaration obligatoire, causée par un capripoxvirus. Le diagnostic de laboratoire repose sur la détection directe du virus par PCR en temps réel, méthode de référence, ou par isolement viral et microscopie électronique. Les tests sérologiques (ELISA, séroneutralisation) permettent de suivre la circulation du virus et d’évaluer la réponse vaccinale, mais la distinction entre animaux infectés et vaccinés (principe DIVA) reste essentielle pour la surveillance. Les vaccins DIVA sont fondés sur des souches atténuées modifiées ou recombinantes permettant l’absence d’un ou plusieurs antigènes distinctifs. Les tests DIVA disponibles commercialement incluent principalement des PCR différentielles et quelques ELISA ciblant des protéines spécifiques absentes du vaccin. À ce jour, aucun test DIVA n’est officiellement homologué en France ou dans l’Union européenne, bien que plusieurs prototypes soient en validation (notamment au niveau de la FAO et de l’OIE/WOAH).

Identification de la pseudodermatose nodulaire en France

Pr Jeanne BRUGÈRE-PICOUX - AVF, ENVA :

Depuis les premiers cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) observés en France le 29 juin 2025, les mesures mises en œuvre pour limiter la propagation de cette maladie se sont avérées efficaces dans les deux départements de Savoie, dans les Alpes françaises. Cependant, des foyers épidémiques ultérieurs dans d'autres départements (Ain, Rhône, Jura), ainsi qu'en Catalogne (en Espagne) et dans les Pyrénées-Orientales, montrent que nous n'étions pas à l'abri des mouvements illégaux d'animaux avec le transport de bovins infectés vers des zones indemnes. L'augmentation des cas suspects de DNC dont les tests se sont révélés négatifs, même dans des zones géographiques indemnes et éloignées des foyers confirmés, a conduit à la première observation en France d'une pseudo-dermatose nodulaire contagieuse, une infection herpétique dont l’évolution est bénigne et qui n'aurait pas alerté les éleveurs en dehors du contexte de la DNC.

 

La déontologie vétérinaire : de l’héritage à l’avenir

Modération : J-Y. Gauchot et M. Baussier

 

En présentiel : 

à l'Amphithéâtre de l'Académie de chirurgie, Les Cordeliers, 

15 rue de l’École de Médecine, 75006 Paris 

Pour venir à l'Académie de chirurgie

 

Présidence du Dr vétérinaire Jean-Lou MARIÉ 

I - PARTIE PUBLIQUE


14h00 – 14h05 : Mot d’accueil du Président

14h05 14h30 : Hommage au Pr Marc Girard par les Dr Vet Christian Dumon et Gilbert Lenoir

14h30 – 15h00 : Réception du Dr vét. Jean-Yves Gauchot par le Dr vét. Francis Desbrosse

"La déontologie vétérinaire : de l’héritage à l’avenir"

Coordinateurs : Dr vét. Jean-Yves Gauchot et Dr vét. Michel Baussier

Avant-propos

15h00 – 15h30 : Dr vét. Michel Baussier

Introduction

La déontologie vétérinaire : connaître son histoire pour mieux la comprendre, mieux l’appliquer, mieux la faire évoluer.

15h30 – 16h00 : Dr vét. Eric Vandaele. La révision 2027 du code de déontologie : objectifs, enjeux et méthodologie.

16h00 – 16h30 : Dr vét. Jean-Yves Gauchot. Financiarisation de la profession vétérinaire en France : état des lieux et quels enjeux ?

16h30 – 17h00 : Dr vét. Ana Alkan Rubert. Sociologie d’une profession en mutation : les jeunes vétérinaires à l’épreuve de l’engagement.

17h00 :       Synthèse par le Dr Vét. Jean-Yves Gauchot

 Conclusions par le Dr vét. Jean-Lou Marié, président de l'AvF

Partie II (réservée aux membres)

17h00 : Approbation du CR des assemblées générales du 11 décembre 2025 et du 15 janvier 2026

Approbation du CR de la séance du 5 février 2026

                   Questions diverses

Présentation des conférenciers et résumés

 

Michel Baussier Docteur vétérinaire, membre émérite, section 2, président d’honneur du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires.

La déontologie vétérinaire : connaître son histoire pour mieux la comprendre, mieux l’appliquer, mieux la faire évoluer.

Pourquoi la profession s’est-elle engagée dès le XIXe dans une démarche de réflexion éthique parallèlement à sa formation scientifique et pourquoi a-t-elle voulu un code de déontologie vétérinaire ? Qui l’a mis en œuvre ? Comment a -t-il évolué et comment son application a-t-elle évolué ? Où en est-on aujourd’hui ?

 

Eric Vandaele Docteur vétérinaire, enseignant de pharmacie (ENVN) 1985-1988, responsable d’essais cliniques et dossiers AMM (Sanofi, 1988-1992), Editions du Point vétérinaire : éditeur du dictionnaire des médicaments vétérinaires (DMV, 1992-2004), rédacteur en chef pharmacie de la Semaine et du Point vétérinaire (jusqu’en 2014), Auzalide santé animale. Consultant. Réalisation d’une veille réglementaire vétérinaire « LegiVeille » 2004-2025. Conseiller ordinal régional (2020-2022), national (depuis 2023).

La révision 2027 du code de déontologie : objectifs, enjeux et méthodologie. Pourquoi modifier le code ? L’évolution de l’environnement professionnel (notamment sociétés d’exercice, leur financiarisation) l’impose. Pour ce qui est de la méthode, un large appel à contribution a été effectué. Il conviendra que les nouvelles exigences proposées apparaissent nécessaires, justifiées par des raisons impérieuses d’intérêt général et proportionnées à l’objectif poursuivi. Quelques exemples de sujets de révision seront passés en revue.

 

Jean-Yves Gauchot Docteur vétérinaire, membre titulaire de la section 2, vice-président de l’AVF, président de la FSVF, ancien président de l’AVEF.

Financiarisation de la profession vétérinaire en France : état des lieux et quels enjeux ?

Après quelques éléments historiques, une description de la financiarisation d’une partie des sociétés d’exercice en France sera effectuée, en comparaison avec les autres pays européens. Les conséquences en seront envisagées, selon différents points de vue. Les contentieux de la mise en place de certaines de ces sociétés seront évoqués. On traitera des enjeux de la financiarisation.

 

Ana Alkan Rubert

Docteur vétérinaire, licence de sciences de la vie, master réalisé à Sciences Po Lyon en sciences humaines et sociales, vétérinaire en centre d’urgences à la Maison des urgences de Valence, consultante au SNVEL chargée principalement de la mission « étudiants et jeunes vétérinaires », administratrice du Fonds de dotation de Vétérinaires Pour Tous, membre de la commission jeunes de l’UNAPL

Sociologie d’une profession en mutation : les jeunes vétérinaires à l’épreuve de l’engagement.

À partir d’une analyse croisée de la littérature scientifique et de quelques témoignages, ce travail souhaite explorer les transformations contemporaines de l’engagement professionnel vétérinaire. Cette analyse invite à dépasser le simple « effet générationnel » pour interroger les cadres institutionnels et organisationnels dans lesquels exercent aujourd’hui les jeunes générations de vétérinaires et plus largement les jeunes professionnels de santé.

 

 

Synthèse par Jean-Yves Gauchot et conclusion du président de l’Académie.

 

 

 

Néonatologie bovine

Modération Karim Adjou

Paris, le 8 février 2026

Le Dr vét. Jean-Lou Marié, président de l'Académie vétérinaire de France, vous prie d'assister à la

Séance académique du 5 mars 2026, 
14h00 - 18h00

qui se tiendra en présentiel dans l'Amphithéâtre de l'Académie de Chirurgie, 15 rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris 

Pour venir à l'Académie de chirurgie

 

Partie I (publique)

14h00 – 14h05 : Mot d’accueil du Président

14h05 – 14h30 : Réception du Dr vét. Alexis Lécu par le Pr Jeanne-Brugère-Picoux

Séance thématique

"Néonatologie des ruminants "

Coordinateurs : Pr Karim Adjou et Pr Sylvie Chastant

14h30 : Pr Karim Adjou et Pr Sylvie Chastant Editorial

14h35 – 15h05 : Pr Sylvie Chastant Les premiers jours de vie : des conséquences jusqu'à l'âge adulte.

15h05 – 15h35 : Dr vét. Mohamed Mammeri La cryptosporidiose chez les ruminants nouveau-nés en France : enjeux vétérinaires.

15h35 – 16h05 : Pr Karim Adjou Cryptosporidiose et microbiote intestinal des nouveau-nés : piste de nouvelles thérapies alternatives

16h05 – 16h35 : Dr vét. Alexis Lécu  Néonatologie des ruminants sauvages : Aide à la conservation ex situ

16h35 – 17h00 : Pr Jeanne Brugère-Picoux Il y a 30 ans, la crise de la « vache folle »

 

Présentation des conférenciers et résumés

Pr Sylvie Chastant
Pr Sylvie Chastant
Professeur de Reproduction à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA)
Les premiers jours de vie : des conséquences jusqu'à l'âge adulte
Le passage à la vie aérienne nécessite chez le nouveau-né l’adaptation de nombreux systèmes physiologiques, notamment respiratoire, métabolique, digestif, circulatoire et immunitaire.
Mohamed Mammeri
Mohamed Mammeri
Docteur vétérinaire, Maître de Conférences en Parasitologie à l’ENVA
La cryptosporidiose chez les ruminants nouveau-nés : enjeux vétérinaires
Cryptosporidium est un parasite protozoaire intracellulaire obligatoire capable d’infecter une grande diversité d’hôtes vertébrés, provoquant des affections intestinales.
Karim Adjou
Karim Adjou
Professeur en Pathologie des animaux de production (ENVA)
Cryptosporidiose et microbiote intestinal : nouvelles thérapies alternatives
La cryptosporidiose est une zoonose majeure responsable de diarrhées néonatales chez les jeunes ruminants, sans traitement pleinement efficace à ce jour.
Alexis Lécu
Alexis Lécu
Directeur scientifique et adjoint au parc zoologique de Paris
Néonatologie des ruminants sauvages : Aide à la conservation ex situ
La conservation des ongulés s’appuie sur les programmes de reproduction ex situ, où la maîtrise de la néonatalogie conditionne directement le succès démographique.
Alexis Lécu
Jeanne Brugère Picoux
AVF
Il y a 30 ans, la crise de la « vache folle »
L’annonce du 20 mars 1996 d’une relation possible entre l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) qui sévissait surtout en Grande-Bretagne et une nouvelle variante de la maladie de Creuzfeldt-Jakob (nvMCJ) chez dix sujets britanniques fut à l’origine d’une crise sans précédent pour la filière bovine en Europe.

Séance académique des Lauréats des thèses

Coordinateurs Eric Guaguère et Pierre Saï

La séance académique des Lauréats des thèses organisée par l’Académie Vétérinaire de France aura lieu le jeudi 2 avril 2026 à 14 heures 

En présentiel :
Maison des Vétérinaires
1 rue Camille Desmoulin
75011 Paris
(métro Voltaire)
ou
en distanciel

 

La séance des Lauréats de l’Académie Vétérinaire de France est un moment important de la vie académique qui permet de récompenser des jeunes confrères et consoeurs pour leurs travaux de thèse d’université et d’exercice vétérinaire. Ces travaux reflètent bien la diversité des champs d’action de notre profession.

14H-14H15 Introduction par le président Jean-Lou Marie /Eric Guaguère /Pierre Saï

Prix de thèse d’Université 

14H15- 14H35 (dont 5 minutes de discussion)

Décryptage des états cérébro-corporels liés à la peur : Identification d'un nouveau type de freezing  Baptiste Mahéo

Prix de thèse d’exercice

14H35-14H55 (dont 5 minutes de discussion)

Analyse biomécanique de la nage du cheval Pauline Gaulmin Pauline (ENVA) 

 14H55- 15H15 (dont 5 minutes de discussion)

Caractérisation de nouveaux phénotypes « panachure minimale-yeux bleus » chez des chats british.  Tess Eiselé (Vétagrosup)

 15H15-15H35 (dont 5 minutes de discussion)

Prise en charge des bactériuries subcliniques chez les chats atteints de maladie rénale chronique : étude rétrospective sur 60 cas. Erwan Le Corre (Oniris)

Prix de thèse AMPLI-MUTUELLE

15H35-15H55 (dont 5 minutes de discussion)

Décryptage des rôles intégrés des deux isoformes de dystrophine Dp427 et Dp140 dans le cerveau grâce à deux lignées de rats édités par CRISPR/cas9) modèle de la dystrophie musculaire de Duchenne. Ruby François (ENVA)

15H55-16H15 (dont 5 minutes de discussion)

Identification chez les ovins d’un marqueur d’exposition signant l’origine illégale du thiouracile. `Nathan Dozia (Oniris)

 16H15-16H35 (dont 5 minutes de discussion)

Intoxications aux rodenticides anticoagulants chez la poule de compagnie : analyse rétrospective des appels reçus au centre antipoison animal de l’ouest entre 2010 et 2013 et suivi prospectif de la cinétique de déplétion des résidus dans les oeufs. Corentin Langbour (Oniris)


Bourse étudiante mobilité internationale

16H35-16H55 (dont 5 minutes de discussion)

Analyse de l'abondance et de la diversité des parasites intestinaux dans des échantillons de mati.res fécales provenant de groupes de macaques vivant dans différents habitats et soumis à différents niveaux de pression humaine. Paul Roux (Vétoagrosup)

ANNEXES (Résumés)

Prix de thèse d’Université 

Décryptage des états cérébro-corporels liés à la peur : Identification d'un nouveau type de freezing  Baptiste Mahéo

Mes travaux portent sur la caractérisation des états cérébro-corporels associés aux émotions. En combinant enregistrements cérébraux, corporels et comportementaux chez le rongeur, j’ai mis en évidence l’existence de différents états d’immobilité face à un danger caractérisés par des signatures cardio-respiratoires et neuronales spécifiques. J’ai notamment identifié un état de respiration lente associé à l’émergence de sharp-wave ripples hippocampiques favorisant la récupération après stress. Ces résultats montrent que les états émotionnels reposent sur des dynamiques intégrées cerveau-corps, et soulignent le rôle structurant des interactions entre respiration, activité autonome et oscillations cérébrales dans la régulation des réponses défensives.

Prix de thèse d’exercice

Analyse biomécanique de la nage du cheval Pauline  Gaulmin Pauline (ENVA) 

L’entraînement aquatique du cheval en piscine fait partie des programmes de rééducation équine depuis plusieurs décennies ; cependant, la biomécanique de la nage chez le cheval demeure peu étudiée. Cette thèse propose un cadre méthodologique original pour analyser et décrire les allures spécifiques employées par le cheval lors de la nage. Les résultats révèlent trois stratégies de nage distinctes, utilisées soit de manière exclusive, soit en alternance : une stratégie à deux temps à recouvrement latéral, une stratégie à deux temps à recouvrement diagonal et une stratégie à quatre temps. Malgré certaines analogies avec les allures terrestres, ces stratégies de nage se caractérisent par des séquences de mouvements propres au milieu aquatique. Ainsi, comprendre les facteurs qui orientent le choix de ces stratégies est essentiel pour optimiser les protocoles d’entraînement aquatique. 

Caractérisation de nouveaux phénotypes « panachure minimale-yeux bleus » chez des chats british.  Tess Eiselé (Vétagrosup)

Chez le chat domestique, une mutation autosomique dominante est responsable de la panachure "classique". Sont apparues des lignées appelées DBE (Dominant Blue Eyes) se caractérisant par une panachure minimale et un ou deux yeux bleus. Le phénotype DBE provient de trois variants dans le gène PAX3. Notre travail a porté sur l’étude de deux lignées de chats DBE. Dans la lignée Nanotigr, nous avons constaté la présence de chats latents et une rare surdité. Ici, le variant ségrégant est la mutation DBEALT. Dans la lignée Nadeya, nous avons noté la présence de chats latents, de chats sourds et de chatons avec une augmentation de la distance inter-pupillaire. L’analyse des portées a révélé un mode de transmission compatible avec le modèle autosomique dominant et létal. Là, le variant ségrégant est un quatrième allèle qui est en cours de recherche. Du fait des caractères délétères associés au phénotype DBE, la reproduction de ces chats doit être contrôlée.  

 

Prise en charge des bactériuries subcliniques chez les chats atteints de maladie rénale chronique : étude rétrospective sur 60 cas. Erwan Le Corre (Oniris)

Les bactériuries subcliniques (présence de bactéries dans les urines en l’absence de signe d’infection urinaire) sont peu fréquentes chez le chat, mais communément associées aux maladies rénales chroniques (MRC). Bien qu’il soit admis de ne pas traiter les bactériuries subcliniques dans la plupart des situations, leur prise en charge dans le contexte de MRC ne fait aujourd’hui l’objet d’aucun consensus, eu égard au risque théorique d’infection ascendante, de progression de la maladie et d’augmentation de la mortalité. Cette étude rétrospective multicentrique permet de décrire la prise en charge de cette affection dans deux centres universitaires. Aucune différence significative n’est constatée en termes de mortalité et de progression de la MRC par rapport à un groupe contrôle sans bactériurie. La synthèse de ces résultats avec les données de la littérature scientifique permet de discuter de critères potentiels visant à raisonner la décision thérapeutique dans cette situation.

Prix de thèse AMPLI-MUTUELLE

Décryptage des rôles intégrés des deux isoformes de dystrophine Dp427 et Dp140 dans le cerveau grâce à deux lignées de rats édités par CRISPR/cas9) modèle de la dystrophie musculaire de Duchenne. Ruby François (ENVA)

La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie génétique sévère classiquement décrite comme musculaire, mais fréquemment associée à des troubles cognitifs et comportementaux. La sévérité de ces atteintes dépend de la perte cumulative des isoformes cérébrales de la dystrophine, notamment Dp427 et Dp140. Afin d’en comprendre les mécanismes, nous avons développé une plateforme originale de modèles rats isogéniques reproduisant différentes combinaisons cliniquement pertinentes de déficits isoformiques. Une approche intégrative combinant phénotypage comportemental, imagerie TEP du marqueur synaptique SV2A, immunofluorescence confocale et analyses protéiques a mis en évidence des altérations spécifiques des microcircuits cérébelleux. Dp427 se localise aux compartiments post-synaptiques inhibiteurs des cellules de Purkinje, tandis que nos travaux suggèrent pour Dp140 une implication dans l’organisation des circuits cérébelleux. La perte de Dp427 s’associe à une augmentation de l’anxiété, et celle de Dp140 à des altérations supplémentaires des interactions sociales. Ces résultats identifient des mécanismes isoforme-spécifiques modulant l’organisation synaptique et fournissent un cadre translationnel pour comprendre la variabilité clinique des dystrophinopathies et développer des approches de médecine de précision.

 

 

Intoxications aux rodenticides anticoagulants chez la poule de compagnie : analyse rétrospective des appels reçus au centre antipoison animal de l’ouest entre 2010 et 2013 et suivi prospectif de la cinétique de déplétion des résidus dans les oeufs. Corentin Langbour (Oniris)

Cette étude a pour objectif l’étude prospective de la cinétique de déplétion des résidus dans les œufs pour les anticoagulants antivitamine K de deuxième génération notamment et la recommandation d’une durée à respecter avant de pouvoir de nouveau consommer des œufs contaminés. Les échantillons d’œufs ont été prélevés par des propriétaires de poules ayant contacté le CAPAE-Ouest pour une exposition aux rodenticides anticoagulants (RA) puis ils ont été analysés par LC-MS/MS. Le passage de brodifacoum, de diféthialone et de difénacoum dans le jaune d’œuf a été mis en évidence pour la première fois. Un second objectif de ce travail était la caractérisation épidémio-clinique des cas d’exposition aux RA chez la poule de compagnie à partir des données issues des appels reçus au CAPAE-Ouest de 2010 à 2023.

 

Bourse étudiante mobilité internationale

 

Analyse de l'abondance et de la diversité des parasites intestinaux dans des échantillons de mati.res fécales provenant de groupes de macaques vivant dans différents habitats et soumis à différents niveaux de pression humaine. Paul Roux (Vétoagrosup)

 

Le macaque de Barbarie (Macaca sylvanus), seule espèce de macaques retrouvée sur le continent africain, est classé en danger d’extinction par l’IUCN. L’humain est à l’origine des principaux dangers pesant sur sa conservation. Les conflits de territoire liés à l’expansion urbaine et aux activités agricoles constituent des perturbations anthropogéniques, qui modifient les modes de vie, la santé et le comportement des animaux. L’objet de cette étude, menée dans les montagnes de l’Atlas au Maroc, est d’évaluer l’impact de ces perturbations sur le parasitisme intestinal des macaques, en se concentrant sur trois groupes différents, exposés au tourisme, à l’agriculture ou sauvages. Pour cela, la prévalence, la diversité et la quantité d’œufs d’endoparasites ont été analysées sur des échantillons fécaux. Cette étude suggère que l’exposition des macaques au tourisme ou à l’agriculture favorise une sélection de certains endoparasites.

 

 

 

Séance de communications libres

Le Dr vétérinaire Jean-Lou Marié

président de l'Académie vétérinaire de France, vous prie d'assister à la

Séance académique du 16 avril 2026, 14h00 - 18h00

qui se tiendra exclusivement par visioconférence dont le lien sera communiqué avant la séance

 

Partie I (publique)

14h00 – 14h05 : Mot d’accueil du Président

 

Séance de communications libres

Coordinateurs : Dr vét. Xavier Montagutelli, président de la Section 1,

Pr Jeanne Brugère-Picoux, présidente de la Section 3.

 

14h10 – 14h45 : Pr Jiabo Ding

"Brucellosis in China: Trends, Causes and Control Progress"

Présenté par le Pr Patrick Boireau

14:45 – 15h20 : Dr Christine Citti

"Adaptation et persistance des mycoplasmes pathogènes chez les ruminants."

Présentée par le Dr vét. Bernard Charley

15h20 – 15h55 : Dr vét. Elsa Jourdain

"ZOOJEU : un dispositif de sciences participatives pour la concertation sur les modalités de gestion d’une zoonose prenant l’exemple de la fièvre Q chez les caprins."

Présentée par le Dr vét. Bernard Davoust.

15h55 – 16h30 : Dr vét. Max Millien

"Programmes de lutte contre la rage et le charbon bactéridien en Haïti : Bilan 1990–2024"

Présenté par le Dr vét. Bernard Davoust.

 

Présentation des conférenciers et résumés

"Infection à Influenza : actualités"

 

Le Dr vét. Jean-Lou Marié, président de l'Académie vétérinaire de France, vous prie d'assister à la

Séance académique du 7 mai 2026, 14h00 - 18h00

qui se tiendra en présentiel dans l'Amphithéâtre de l'Académie de Chirurgie, 15 rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris et en visioconférence.

Le lien Zoom sera communiqué avant la séance.

Les personnes n'ayant pas reçu une invitation par email doivent s'inscrire au préalable :

 

Formulaire d'inscription

 

Partie I (publique)

14h00 – 14h05 : Mot d’accueil du Président

 

Séance thématique

"Infection à Influenza : actualités en virologie moléculaire et vaccination"

Coordinateurs : Dr Muriel Vayssier-Taussat et Dr Noursaid Tligui

 

14h10 : Dr Muriel Vayssier-Taussat et Dr Noursaid Tligui

Introduction

14h20 – 14h50 : Dr Claire Guinat

Influenza aviaire et phylodynamie : comprendre la dynamique de transmission des virus des élevages aux marchés d’Asie du Sud-Est.

14H50 – 15h20 : Dr vét. Sébastien Soubies

Trois décennies d'évolution des virus influenza H5N1 : un paradigme revisité

15h20 – 15h50 : Pr Siham Fellahi

Influenza aviaire faiblement pathogène au Maroc : dynamique de circulation et stratégies de contrôle

15H50 – 16h20 : Dr vét. Gwenaëlle Dauphin

Changement de paradigme autour de la vaccination contre les grippes animales

16h20 – 16h45 : Dr Muriel Vayssier-Taussat et Dr Noursaid Tligui

Discussion générale et conclusion

 

Partie II (réservée aux membres)

17h00 :        

Approbation du CR de la séance du 16 avril 2026

Questions diverses

 

Présentation des conférenciers et résumés

Communications libres et présentation de deux avis

Le Dr vét. Jean-Lou Marié, président de l'Académie vétérinaire de France, vous prie d'assister à la

Séance académique du 21 mai 2026, 14h00 - 18h00

qui se tiendra en présentiel dans l'Amphithéâtre de l'Académie de Chirurgie, 15 rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris et en visioconférence dont le lien sera communiqué avant la séance

Les personnes n'ayant pas reçu une invitation par email doivent s'inscrire au préalable :

 

Formulaire d'inscription

 

Partie I (publique)

14h00 – 14h05 : Mot d’accueil du Président

Séance de communications libres

Coordinateur : Dr vét. François Valon

 

14h15 – 14h45 : Dr vét. Bruno Baup

“Chevaux pieds nus ou protégés : paradoxes et controverses. Quand les sciences éclairent le débat.”

Présenté par le Dr vét. François Valon

14:45 – 15h15 : Dr vét. Valérie Chetboul

"Vers une nouvelle ère de la cardiologie vétérinaire : biométrie, intelligence artificielle et innovations diagnostiques et thérapeutiques."

Présentée par le Dr vét. François Valon

15h15 – 15h45 : Pr Jean-François Guégan

"Penser la santé animale au prisme d’échelles temporelles et spatiales multiples. Le temps long et les grands espaces comptent aussi !"

Présenté par le Dr vét. Jean-Yves Gauchot.

 

Présentations des rapports et avis

15h45 – 16h20 : Émergences virales

Pilotes : Dr. Bertrand Saunier et Dr vét. Francis Desbrosse

16h20 – 16h55 : Antiviraux chez l’animal

Pilotes : Dr vét. Christophe Hugnet, Dr vét. Jean-Yves Gauchot et Pr Jean-Luc Cadoré

 

Partie II (réservée aux membres)

17h15 : Assemblée générale ordinaire

  • Adoption de l’avis antiviraux chez l’animal

  • Adoption de l’avis émergences virales

  • Approbation du CR de la séance du 7 mai 2026

  • Questions diverses

Présentation des conférenciers et résumés

Bruno Baup, Docteur vétérinaire.

Chevaux pieds nus ou protégés : paradoxes et controverses. Quand les sciences éclairent le débat.

CV: Bruno Baup est vétérinaire, diplômé de ENV Toulouse en 1985, praticien au Centre Hospitalier vétérinaire Grenade (31) dont il est l’un des fondateurs. Ses domaines d’expertise : prise en charge des pathologies orthopédiques du cheval, approche intégrative : anatomie fonctionnelle, biomécanique, imagerie et ferrure corrective ; suivi des chevaux de sport, de travail et de loisirs. Collaboration étroite avec les maréchaux-ferrants pour les cas complexes. Intervenant et formateur dans le cadre du Brevet Technique des Métiers (BTM). Juge officiel pour les épreuves du concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » (MOF) — section Maréchalerie. Responsable de la Commission Maréchalerie de l'AVEF (Association Vétérinaire Equine Française), Co-organisateur des rencontres scientifiques EquiMeeting dédiées à la locomotion équine, Co-organisateur du programme EquiJunior dédié à la formation des jeunes professionnels.

Résumé : L'image du cheval en liberté, galopant à travers les grandes plaines d'Australie ou d'Amérique, nourrit un imaginaire puissant. Mais derrière ce tableau idyllique se cache une réalité bien plus sombre : le cheval féral — mustang, brumby ou autre — vit en moyenne huit ans, tenaillé par la faim, les blessures, et des taux de fourbure chronique qui peuvent dépasser 90 % selon les populations. C'est pourtant l'étude de ces animaux qui a fondé, paradoxalement, les techniques de parage et de protection du pied que nous utilisons encore aujourd'hui.

Car la question du pied nu ou protégé ne date pas d'hier. Du cuir des civilisations égyptienne et mésopotamienne aux fers cloués de l'armée romaine, jusqu'aux ferrures « désencasteleuses » imaginées sous Louis XIV — sans connaissances anatomiques réelles, mais déjà pour soulager des chevaux souffrant des matériaux qu'on leur imposait —, l'histoire de la maréchalerie est celle d'une recherche ininterrompue de compromis entre les exigences humaines et la réalité du pied du cheval.

Cette réalité est complexe. Le pied est un système vivant, soumis à des contraintes variables selon les allures, les disciplines et les individus. Ce que l'on sait de la biomécanique du membre reste incomplet : le rôle amortissant du coussinet digital est aujourd'hui remis en question, et le professeur Denoix avançait récemment que « l'amorti, c'est le squelette ». À cela s'ajoute le poids de l'environnement : un cheval en box ne parcourt que 600 à 700 mètres par jour là où son congénère en liberté en franchit plus de douze kilomètres, avec toutes les conséquences que cela implique sur la qualité du pied.

Face à ces réalités, les solutions disponibles — hipposandales, collage, ferrures modernes avec plaques d'appui furcal — ont chacune leurs limites. Et c'est peut-être là que réside le véritable changement de regard proposé par l'auteur : avec le pied nu, il faut inverser ses réflexes, poser d'abord le parage, puis la protection, et laisser ensuite la locomotion de l'animal faire son œuvre. Il n'existe pas de solution universelle. Le meilleur résultat sera toujours celui qui naît de l'observation patiente, de la compréhension des spécificités de chaque pied — quatre éléments distincts pour un même cheval — et de la collaboration entre tous ceux qui interviennent dans cette dynamique.

 

Valérie Chetboul, Docteure vétérinaire, Docteur d’Université, HDR. 

Vers une nouvelle ère de la cardiologie vétérinaire : biométrie, intelligence artificielle et innovations diagnostiques et thérapeutiques. Valérie Chetboul est docteur vétérinaire, agrégée des Écoles vétérinaires, diplômée de l’ECVIM-CA (Cardiology), titulaire d’un PhD et d’une HDR, et professeur de cardiologie à l’ENVA. Ancienne rédactrice en chef du Journal of Veterinary Cardiology, membre honorifique de l’European Society of Veterinary Cardiology et membre de plusieurs groupes d’experts internationaux dont l’ACVIM (American College of Veterinary Internal Medicine), elle compte à son actif plus d’un millier de conférences et est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages dont trois primés par l’Académie Vétérinaire de France. Elle est à l’origine de la création du CEAV de médecine interne des animaux de compagnie. En 2014, elle est nommée Chevalier de la Légion d’honneur pour sa contribution à l’enseignement et la recherche clinique vétérinaire. En 2022, elle devient le premier vétérinaire récompensé par la société académique des Arts-Sciences-Lettres qui lui décerne la Grande Médaille d’or (au titre des sciences) pour son travail accompli au bénéfice des animaux.

Résumé : La cardiologie vétérinaire a connu au cours des trois dernières décennies une transformation profonde, portée par l’essor de nouvelles technologies diagnostiques, thérapeutiques et numériques. Plus qu’une simple évolution, ces avancées s’apparentent aujourd’hui à une véritable révolution, marquée par l’intégration croissante de la biométrie, de l’intelligence artificielle, ainsi que par le développement d’approches diagnostiques et thérapeutiques innovantes. Cette conférence se propose d’illustrer les principales évolutions qui façonnent aujourd’hui la cardiologie vétérinaire et en dessinent les perspectives futures.

Un premier axe majeur concerne le développement de la e-cardiologie et de la médecine connectée. L’émergence d’objets biométriques portables capables d’enregistrer de manière non invasive certains paramètres physiologiques, comme la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire, ouvre de nouvelles perspectives pour le suivi cardiovasculaire des animaux dans leur environnement naturel. Ces dispositifs permettent d’accéder à des données longitudinales recueillies en conditions de vie réelle et analysées à grande échelle, notamment grâce aux approches d’intelligence artificielle, ouvrant des perspectives pour la détection précoce d’événements cardiovasculaires indésirables et l’identification de phases précliniques de certaines cardiopathies.

L’imagerie cardiaque constitue également un domaine en pleine expansion. Si l’échocardiographie couplée à l’examen Doppler demeure la pierre angulaire du diagnostic en cardiologie vétérinaire, de nouvelles modalités d’imagerie, telles que l’imagerie de déformation myocardique, l’échocardiographie tridimensionnelle transthoracique et transœsophagienne, l’échographie intracardiaque, ou encore l’angioscanner, permettent aujourd’hui une analyse anatomique et fonctionnelle de plus en plus précise du cœur et facilitent le développement de procédures interventionnelles guidées par imagerie multimodale.

Parallèlement, les stratégies thérapeutiques évoluent rapidement grâce à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans les maladies cardiovasculaires. L’émergence de nouvelles approches pharmacologiques issues d’autres domaines de la médecine témoigne de cette dynamique, avec l’espoir de moduler plus efficacement le remodelage myocardique et l’évolution de certaines cardiopathies chroniques.

Enfin, la cardiologie interventionnelle connaît un développement remarquable. L’utilisation combinée de techniques d’imagerie avancées et de dispositifs mini-invasifs permet désormais de traiter un nombre croissant de cardiopathies congénitales ou acquises, ouvrant notamment des perspectives nouvelles dans la prise en charge de la maladie valvulaire mitrale dégénérative, cardiopathie la plus fréquente chez le chien.

L’intégration de ces technologies numériques, de l’imagerie avancée, des innovations pharmacologiques et de la cardiologie interventionnelle contribue déjà à transformer profondément la pratique de la cardiologie vétérinaire et dessine les contours d’une médecine plus prédictive, personnalisée et moins invasive.

 

Jean-François Guégan, Docteur d’Université, HDR, éco-épidémiologiste et parasitologue.

Penser la santé animale au prisme d’échelles temporelles et spatiales multiples. Le temps long et les grands espaces comptent aussi ! 

CV: Jean-François Guégan est Directeur de recherche de classe exceptionnelle à l’IRD (UMR MIVEGEC, CNRS, IRD, Université de Montpellier, USC INRAE), en accueil sortant d’INRAE (2019-2024), à Montpellier. Il est aussi enseignant, et a été responsable de deux unités d'enseignement (UE Epidémiologie quantitative et UE Changements globaux et santé), depuis plus de 17 ans à l'Université de Montpellier, Professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), Paris, Rennes, ayant participé à la première équipe de direction de cette Ecole, il y a été aussi responsable d'une filière de Master of Public Health (260 heures) en anglais (affichée Erasmus Mundus), et où il enseigne toujours la problématique Advanced planetary health. Expert à l'OMS sur la transmission d’agents pathogènes causant des maladies cutanées et au PNUE pour son programme international FutureEarth et sa composante biodiversité-santé (avec rédaction de textes conduisant à des résolutions internationales OMS-PNUE-CDB), il a été membre du Conseil scientifique international de Santé publique France (2021-2025) du Comité national français sur les changements globaux (CNFCG) (2017-2022), du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) (2007-2011) ainsi que de divers conseils et commissions d’institutions (AFSSET, INSERM, IRD,…). Au sein du HCSP, il a été en charge de plusieurs rapports officiels, dont le Plan national d’adaptation au changement climatique pour sa partie Santé et un rapport ministériel sur les maladies infectieuses émergentes. Il est actuellement membre du Conseil scientifique de l’ARS Guyane (2024-), du CS du Département santé animale d’INRAE (2019-) et vient d’être nommé Co-Président du comité d’évaluation de projets de recherche soumis à l’ANRS-MIE (2026-). Il a été un élément très actif dans la rédaction du LabEx Centre d’Etude sur la Biodiversité Amazonienne (2010-2025 ; 15 M€) et de son organisation en y prenant la responsabilité des programmes biodiversité-santé.

Ecologue numéricien et parasitologue de formation, spécialiste des interactions hôtes-pathogènes, il s’intéresse depuis près de 30 ans aux conséquences des modifications environnementales, du changement climatique, de la perte de diversité biologique et des modifications d’habitats sur la transmission infectieuse et le risque infectieux émergent zoonotique et sapronotique. Ses travaux passés ou actuels ont porté ou portent sur la transmission de la rougeole et de la coqueluche, du choléra, de la tuberculose, des virus de grippe aviaire et du Nil occidental, et des méningites à méningocoques. Actuellement, il développe des recherches sur des mycobactéries non-tuberculeuses en Afrique centrale et en Amérique du Sud. A INRAE, il a coordonné la réflexion et la rédaction d’un programme prioritaire international sur la transition agricole internationale et les risques infectieux émergents conduisant au programme PEPR PREZODE.

J.-F. Guégan a formé près de 25 doctorants et 35 étudiants de master, et accompagné dans leurs travaux 12 post-doctorants. Il a publié 192 articles internationaux sur ces sujets (dont niveau Nature, Lancet Planetary Health, Lancet Microbe, Science Advances, Clinical Microbiology Reviews), plus d’une soixantaine d’articles en français ainsi que 65 chapitres de livre, a publié 12 livres dont 5 pour l’enseignement supérieur, a dirigé la publication de 6 volumes spéciaux, et a donné plus de 210 conférences, dont près de 90 invitées, nationales et internationales. Il a été éditeur associé du journal mexicain Veterinaria Mexico AO, des journaux internationaux Parasitology et BMC Parasites & Vectors (dont il est co-créateur), et est éditeur actuellement du journal international Ecography pour les thèmes écologie et évolution de la santé, et membre du conseil exécutif du journal international Environmental Research: Health.

Résumé : Si l’étude spatiale et temporelle des phénomènes épidémiques ou épizootiques constitue un des fondements de l’épidémiologie, et plus généralement de la santé publique, celle-ci a connu ces 40 à 50 dernières années des destins très différents entre la santé humaine et la santé animale. Cette observation est encore plus vérifiée concernant la santé des plantes pour laquelle ces approches font nettement défauts. A partir des années 1980, essentiellement en Grande-Bretagne, les dynamiques spatiales et temporelles d’agents infectieux et parasitaires humains seront largement étudiés par des écologues spécialisés en dynamique de populations dans des laboratoires universitaires interdisciplinaires. Ils appréhenderont la circulation de ces agents pathogènes dans un cadre régional métapopulationnel, et progressivement y intégreront leurs caractéristiques moléculaires et génétiques pour développer la phylodynamique. Ces analyses, menées à différentes échelles temporelles et géographiques, ont profondément changé la manière dont on interprète les mouvements épidémiques en populations. Elles ont aussi eu des conséquences concernant les politiques vaccinales et plus largement les stratégies de santé publique. En regard, dans le domaine de la santé animale, mais la situation est encore plus inquiétante en phytopathologie, il existe très peu de données de séries temporelles et spatiales décadaires ou plus longues rendant l’interprétation de la circulation d’agents pathogènes à ces niveaux d’échelles plus difficile. Je montrerai sur la base de quelques exemples emblématiques comment l’épidémiologie humaine a su très tôt bénéficier des apports de l’écologie moderne et de la dynamique de populations, ce qui constitue l’une de ses différences avec l’épidémiologie animale. Le débat qui en suivra pourra conduire à en analyser et interpréter les causes.

Mercredi 10 juin 2026 colloque hepta-académique Résistance aux antimicrobiens

Prévenir et guérir en 2026 face au défi de la résistance aux antimicrobiens

Programme – Mercredi 10 Juin 2026

Prévenir et guérir en 2026

face au défi de la résistance aux antimicrobiens 

Salle des Actes, Faculté de Pharmacie de Paris

En distanciel sur la chaine YouTube

Pour se connecter :  Prévenir et guérir en 2026 - Face au défi de la résistance aux antimicrobiens

(En présentiel sur invitation)

"Le groupe de veille hepta-académique "Résistance aux antimicrobiens" organise son prochain colloque le 10 juin 2026 à la Faculté de Pharmacie de Paris-Descartes (salle des Actes). Le colloque s'intitule "Prévenir et guérir en 2026 face au défi de la résistance aux antimicrobiens".

Après une description des contextes en médecines humaine et vétérinaire, l'initiative "Tous acteurs de la résistance aux antimicrobiens dans une approche une seule santé" sera présentée. Une conférence inaugurale traitera ensuite de la perception sociale de la transmission. Puis les sessions thématiques se dérouleront : la première sur le thème "Prévenir" qui abordera notamment la vaccination ; la seconde concernant le thème “Guérir”

 

8h45 Accueil café

Matin (9h30-12h)

1. Introduction : description des contextes de la résistance aux antimicrobiens en médecine humaine (Vincent Jarlier) et en médecine vétérinaire (Bertrand Ridremont) (15 min + 15 min)

2. Présentation de l’initiative hepta-académique : Tous Acteurs de la résistance aux antimicrobiens dans une approche une seule santé (homme, animal, environnement) (Anne-Lise Bienvenu) (15 min)

3. Perception sociale de la transmission & éthique (Pierre Le Coz) (15 min + 15 min questions)

4. Thème Prévenir – Modérateurs : Patrick Couvreur, Patrice Baillet

  • Vaccins et impacts sur la résistance aux antimicrobiens (Marie-Cécile Ploy ; Bertrand Ridremont) (20 min)
  • Auto-vaccins en médecine vétérinaire (Mariette Saléry, ANMV) (15 min)
  • Questions-réponses (30 min)

13h30 Accueil café 

Après-midi (14h-17h)

5. Thème Guérir avec de « nouveaux » antibiotiques – Modérateurs : Marie-Cécile Ploy, Charlotte Dunoyer

  • Stratégies de découverte de nouveaux antibiotiques en médecine humaine (Flori Desriac, AntibioDEAL) (15 min)
  • Stratégies d'optimisation des anciens antibiotiques en santé animale (Alain Bousquet-Melou, ENV Toulouse)(15 min)
  • Questions-réponses (30 min) Enjeux économiques et rôle de l’IA à traiter dans ces présentations

6. Thème Guérir avec la phagothérapie – Modérateurs : François Bricaire, Jean-Christophe Giard 

  • Historique de la phagothérapie en médecine humaine (Pascale Cossart) (15 min)
  • Pratique clinique de la phagothérapie (Jean-Paul Pirnay) (15 min) – évaluations cliniques disponibles
  • Phagothérapie en médecine vétérinaire : développement, réglementation et perspectives (Jean-Yves Madec ; Sophie Barreteau ANMV) (20 min)

Télécharger le programme

Télécharger le livret

Télécharger le FLYER

Les polluants organiques persistants (POP) dans la santé publique vétérinaire

Séance publique de l’Académie Vétérinaire de France 

Coordonnée par Florence Ayral, Mickael Boni, Patrick Giraudoux et Catherine Magras


En présentiel :
Maison des Vétérinaires
1 rue Camille Desmoulin
75011 Paris
(métro Voltaire)
ou
En distantiel
Inscription obligatoire

Formulaire d'inscription 
Un lien sera envoyé aux inscrits peu avant la conférence

Le contexte

Les polluants organiques persistants (POP) constituent aujourd’hui un enjeu majeur à l’interface de la santé animale, de la santé humaine et de celle des écosystèmes. On estime à plus de 350 000 le nombre des substances actuellement enregistrées, et 3 nouvelles potentiellement toxiques apparaissent chaque jour (Naidu et al., 2021). 

Par la grande stabilité chimique de nombre d’entre eux, leur capacité à se bioaccumuler dans les chaînes alimentaires et leurs effets toxiques à long terme, certaines de ces substances peuvent représenter une menace durable. De nombreux POP historiques persistent dans l’environnement, tandis que de nouvelles molécules aux propriétés similaires émergent. 

Dans un contexte de mondialisation des échanges, de changements climatiques favorisant la remobilisation des contaminants et d’intensification des systèmes de production animale et végétale, la surveillance et la gestion des POP deviennent particulièrement complexes. Les animaux, sentinelles de l’environnement, peuvent jouer un rôle clé dans l’identification des risques, tant pour la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale, l’évaluation des expositions humaines et la mesure des impacts sur la biodiversité. 

Cette séance publique vise à faire le point sur les connaissances actuelles relatives aux POP en santé publique vétérinaire, à discuter des avancées scientifiques et réglementaires, et à favoriser une approche intégrée « Une seule santé » pour relever les défis actuels et futurs liés à ces contaminants persistants. 

Naidu, R., Biswas, B., Willett, I.R., Cribb, J., Kumar Singh, B., Paul Nathanail, C., Coulon, F., Semple, K.T., Jones, K.C., Barclay, A., Aitken, R.J., 2021. Chemical pollution: A growing peril and potential catastrophic risk to humanity. Environment International 156, 106616. https://doi.org/10.1016/j.envint.2021.106616 

Programme

13h45-14h : Accueil par le Président 

14h05 : Ouverture de la séance thématique publique 

Partie I, Les problématiques liées au POP

14h10 : Les polluants organiques persistants : enjeux et perspectives en santé publique vétérinaire. Bruno Lebizec, Professeur en sécurité chimique des aliments, directeur du LABERCA, UMR1329 (Oniris VetAgroBio/INRAE)

14h35 : Quelques principes et enjeux de l’inférence causale en santé environnementale. Rémy Slama, épidémiologiste environnemental, Directeur de recherche, Inserm et ENS-PSL, Institut de Biologie de l’ENS, Paris.

14h55 : Exposition de la faune sauvage à des « cocktails » de pesticides anciens et actuels dans les paysages agricoles. Clémentine Fritsch, Docteur en Sciences de le Vie et de l’Environnement, Chargée de Recherche, CNRS.

15h15 : Temps de discussion – réponses aux questions 

Partie II, Des attentes pour leur maitrise 

15h35 : Responsabilité sanitaire et qualité environnementale : construire une évaluation territoriale du risque lié aux polluants organiques persistants dans les filières alimentaires. Application à la production de poissons d’eau douce. Mariam Godde, DMV, ISPV, doctorante FCPR pour le MAASA à VetAgro Sup – RS2GP et UMR Territoires. 

15h55 : Comment mieux diffuser et utiliser les connaissances issues des recherches académiques vers la société : la mise en œuvre des instituts écocitoyens.  Cécile Miège, oratrice, Directrice de Recherche, INRAE, RiverLy ; Gwenola Le Naour, Université Lyon 2 ; Emmanuel Martinais, Université lyon 2 ; Patricia Grange-Piras ; Philippe Chamaret, Institut EcoCitoyen.

16h15 : Temps de discussion – réponses aux questions 

16h35-40 : Conclusion

17h00 Partie réservée aux membres

Demain, le pastoralisme

Santé des écosystèmes et vitalité des territoires

3 novembre 2025

En présentiel :
Amphithéâtre de l'Organisation Mondiale de la Santé Animale
12, rue de Prony
75017 Paris

Pré-inscription obligatoire
(lien à venir)

Télécharger le pdf du programme détaillé…
(lien à venir)

L'élevage pastoral est une pratique ancestrale et universelle qui, aux quatre coins du globe, permet de mettre en valeur des espaces où, souvent, aucune autre agriculture n'est possible. Il produit des protéines de haute valeur nutritionnelle, ainsi que des dérivés, tels que la laine et le cuir. Cette pratique peut avoir d'autres externalités positives, en particulier sur l’ouverture des milieux et la biodiversité, ainsi que sur la structuration des sociétés pastorales et rurales.

Comme toutes les formes d’élevage, le pastoralisme est cependant confronté à de multiples défis et questionnements.

Le mardi 3 novembre 2026, à l’occasion de l’année internationale des Nations Unies des parcours et des éleveurs pastoraux, l’Académie Vétérinaire de France vous propose d’étudier ensemble quelques-unes de ces grandes questions d’actualité. Centrée sur ses domaines de compétences privilégiés - santé animale et humaine, biodiversité, écosystèmes…- cette journée interdisciplinaire s’appuiera sur des synthèses scientifiques et des témoignages de terrain, en enrichissant les questions nationales par une mise en perspective internationale.

(Ré)introductions de grands herbivores et restauration des espaces naturels (bien-fondé et faisabilité)

Journée d’étude de la Société d’Ethnozootechnie et de l’Académie Vétérinaire de France

Organisée par Olivier Le Gal, Didier Boussarie et François Moutou
 
Auditorium Jacqueline Sommer, Musée de la Chasse et de la Nature 

62, rue des Archives, 75003 Paris

Programme

9h00 à 9h30 : Accueil des participants

Introduction

Alban de Loisy, Directeur général de la Fondation François Sommer,
Etienne Verrier ou Bernard Denis, Président ou Président d’honneur de la Société d’Ethnozootechnie (SEZ),
Jean-Lou Marié, Président de l’Académie vétérinaire de France (AVF).

Matinée : 9h45 à 12h30

1 Présentation de la journée
Olivier Le Gal (SEZ), Didier Boussarie (AVF et SEZ), François Moutou (Président d’honneur de la Société française pour l'étude et la protection des mammifères)

Les services écosystémiques des herbivores sauvages ou domestiques – Modérateur : (en cours)

2 Dynamiques milieux-faune en contexte de transition climatique (Tardiglaciaire-Holocène) : un état des données pour des projets de renaturation ?
Dorothée Drucker (Centre Senckenberg pour l'évolution humaine et le paléoenvironnement ; Université de Tübingen) et Anne Bridault (CNRS, Archéologies environnementales, MSH Mondes – René Ginouvès)

3 Le rôle des grands herbivores pour rétablir les fonctionnalités des écosystèmes (titre provisoire)
Thierry Lecomte (Écologue, Conservateur de la réserve naturelle des Courtils de Bouquelon et Président du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de Normandie) 

Pause

4 Rôle de l’éléphant dans l’écologie et la biodiversité des forêts tropicales humides africaines
Marie Sigaud (Centre d'Ecologie et des Sciences de la Conservation du Muséum National d'Histoire Naturelle)

5 Cohabiter avec la grande faune en France, un horizon désirable ?
Emmanuel Thébaud (Académie Vétérinaire de France)

Pause déjeuner - 12h30 à 13h45

Après-midi - 13h45 à 17h45 

Les (ré)introductions d’espèces (motivation, bien-fondé et faisabilité) Modérateur : (en cours)

6_Les programmes d’élevage des espèces menacées : une « anti-domestication » ?
Alexis Lécu (Directeur Scientifique et Responsable vétérinaire du Parc zoologique de Paris) 

7_La réintroduction du cheval de Przewalski par l'association Takh
Sébastien Carton de Grammont (responsable du troupeau et du domaine) et Clémentine Mutillod (Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine, Avignon)

8 Reconstitution de la grande faune par le biais de translocations : exemple des buffles africains dans le Parc national de Gilé (Mozambique) 
Alessandro Fusari (Biologiste responsable du parc national de Gilé)

Pause

9 L'adaptation à la vie en liberté d'aurochs-reconstitués dans le Parc National de Kemeri (Lettonie) - 21 ans de recul 
Claude Guintard (École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation de Nantes-Atlantique /ONIRIS) et Andis Liepa (Parc national de Kemeri, Lettonie)

10 Les dé-extinctions : mythe et réalité
Bertrand Bed'Hom (Muséum National d’Histoire Naturelle)

11 Discussion avec la salle (selon le temps disponible) : Intervenants de la journée et personnes extérieures :
Régis Ribereau-Gayon (Président du conservatoire des races d'Aquitaine) 

Conclusions

Représentants de la Fondation François Sommer, de la Société d’Ethnozootechnie et de l’Académie Vétérinaire de France