Des événements récents illustrent l’ampleur et la persistance de cette menace. L’Autorité européenne de sécurité des aliments a signalé une activité exceptionnellement élevée de l’IAHP chez les oiseaux sauvages lors de la migration automnale de 2025 en Europe, avec un nombre de détections quadruplant par rapport à 2024 et atteignant les niveaux les plus élevés observés depuis 2016.
Parmi les espèces touchées figuraient les grues cendrées (Grus grus), avec plus de 20 000 décès recensés en Allemagne seulement. En Amérique du Nord, le virus demeure largement répandu chez les oiseaux sauvages et est de plus en plus détecté chez un large éventail d’espèces de mammifères.
Dans les îles subantarctiques de Géorgie du Sud, de nouvelles infections sont signalées chez les éléphants de mer du Sud (Mirounga leonina), aggravant des pertes atteignant près de 50 % des femelles reproductrices depuis 2023.
De même, dans les îles Falkland (Islas Malvinas) voisines, les deux plus grandes colonies mondiales d’albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris) ont connu des foyers récurrents d’IAHP et une diminution marquée du nombre d’oiseaux nicheurs en 2024 puis à nouveau en 2025………………………………..

