Les crises sanitaires récentes confirment que 70 % des maladies infectieuses émergentes humaines sont d'origine animale, majoritairement dues à des virus enveloppés et à ARN dont la variabilité génétique facilite le franchissement des barrières d'espèce.
Les zones tropicales à forte biodiversité, majoritairement situées dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires, concentrent l'émergence potentielle de nouveaux agents pathogènes avec des infrastructures de surveillance souvent insuffisantes.
La pression anthropique (urbanisation, élevage intensif, déforestation, changement climatique, mobilité mondiale) multiplie les interfaces faune sauvage–animaux domestiques–humains et étend l'aire géographique des vecteurs.
La France dispose de réseaux d’épidémio-surveillance constitués d'acteurs, de laboratoires et de réseaux performants mais leur coordination et l'interopérabilité de leurs données restent perfectibles et leurs moyens insuffisants.
L'approche One Health demeure fragmentée entre les secteurs médicaux, vétérinaires et environnementaux, avec des systèmes d'information cloisonnés.