Son impact plus large sur la biodiversité doit toutefois être approfondi, en tenant compte des contextes locaux, en particulier en fonction de la disponibilité des proies et de leur mode de vie.
Classée comme espèce exotique envahissante, son implantation constitue donc un enjeu économique pour la filière apicole, du fait de la prédation exercée sur les colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera). Elle peut également, dans certaines situations, présenter un risque pour la santé humaine et la sécurité publique.
Classée comme espèce exotique envahissante, son implantation constitue donc un enjeu économique pour la filière apicole, du fait de la prédation exercée sur les colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera). Elle peut également, dans certaines situations, présenter un risque pour la santé humaine et la sécurité publique.
Prédateur généraliste et opportuniste, le frelon asiatique consomme une grande diversité d’insectes, en ciblant prioritairement les proies localement abondantes et faciles à capturer. Une étude conduite notamment par le MNHN (2021) estime qu’un nid consomme en moyenne plus de 11 kilogrammes d’insectes entre mars et octobre, dont environ 38 % d’abeilles domestiques, 30 % de mouches et 20 % de guêpes.
Au regard de ces enjeux, une loi spécifique adoptée en mars 2025 (loi n°2025-237), prévoit la mise en place d’un plan de lutte national et décliné à l’échelle départementales. Ce cadre appelle la structuration d’une réponse publique articulée autour de trois axes complémentaires :
- le développement de stratégies de lutte efficaces, innovantes et respectueuses de l’environnement ;
- la mise en place d’un dispositif de suivi et de surveillance des populations de frelons ;
- l’organisation d’une gouvernance adaptée, permettant la coordination des acteurs.
L’objectif principal du plan est de fédérer l’ensemble des acteurs concernés , afin d’organiser une lutte cohérente à l’échelle nationale, proportionnée à la pression des populations de frelons asiatiques observée sur les territoires, et reposant sur des méthodes efficaces, respectueuses de la santé humaine et de l’environnement.
Le décret de mise en œuvre de la loi prévoit que le plan national est adopté par arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement et de l’agriculture, après avis simple de leurs instances consultatives respectives (CNPN et CNOPSAV). Il est décliné en plans départementaux, dans un délai de six mois après son adoption.
Le plan national fait l’objet d’une révision tous les six ans, avec mise à jour dans les six mois, également, des plans départementaux.
L’indemnisation des apiculteurs, également prévue par la loi, constitue un dispositif distinct du plan national de lutte.

