Philippe Taquet étudie les sciences à la Sorbonne, puis au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). Il a pour professeur Jean Piveteau et Hubert Curien. Il est docteur en paléontologie en 1965, puis docteur en sciences naturelles en 1973 de la faculté des sciences de Paris.
Il est chercheur au CNRS de 1965 à 1981. En 1973, il est lauréat de la Fondation de la Vocation. À partir de 1981, il devient titulaire de la chaire de paléontologie du MNHN, à la suite de Jean-Pierre Lehman. Il dirige l'unité de recherche associée du CNRS, « Paléoanatomie, phylogénie, paléobiogéographie » de 1981 à 1996.
Il est élu membre correspondant de l'Académie des sciences le 19 mars 1990, puis membre titulaire le 30 novembre 2004 dans la section Sciences de l'univers. Il est vice-président de l'Académie pour la période 2011-2012 et président pour la période 2013-2014, ainsi que président du bureau de l'Institut de France pour 2014. En 2016, il est élu à l'Académie des sciences d'outre-mer. À partir de 2004, il est président de la Commission internationale pour l'histoire de la géologie (INHIGEO). Il est président du conseil d'administration de l'Institut océanographique à partir de mars 2017.
Sa vie aura été consacrée à la recherche en paléontologie et il a été un des rares paléontologues spécialistes des dinosaures. Philippe Taquet est un spécialiste des vertébrés mésozoiques (dinosaures, crocodiles, reptiles volants). Durant 50 ans, il a mené des explorations dans de nombreux pays, du désert du Ténéré au Niger au désert de Gobi en Mongolie, de la jungle du Laos aux montagnes du Haut Atlas marocain, à la recherche de nouveaux gisements fossilifères dans les sédiments du Jurassique et du Crétacé.
Ses expéditions ont été fructueuses avec la découverte et l’étude en 1965 du cimetière des dinosaures de Gadoufaoua au Niger, un gisement du Crétacé inférieur qui est considéré aujourd’hui comme le plus grand gisement de dinosaures d’Afrique. Six expéditions sur le terrain ont permis de récolter les ossements fossilisés de cinq nouveaux genres de dinosaures, dont un squelette complet d’un nouvel Iguanodontidé (Ouranosaurus nigeriensis), cousin du genre européen Iguanodon. Ce genre africain est un exemple intéressant montrant l’évolution des Iguanodontidés du Crétacé inférieur vers les Hadrosauridés, les dinosaures à bec de canard du Crétacé supérieur. Le même gisement a livré des os d’un étrange dinosaure carnivore à museau long et étroit, dont Philippe Taquet a été le premier à montrer qu’ils étaient ceux d’un dinosaure piscivore.
Le gisement de Gadoufaoua est célèbre également pour avoir livré le squelette du plus grand crocodile ayant existé (11 mètres de longueur) et connu aujourd’hui sous le nom de Sarcosuchus imperator ou plus simplement de « Super croc « . Il est aujourd'hui exposé dans la Galerie de Paléontologie et d'Anatomie comparée, au Jardin des plantes de Paris.
D’autres expéditions au Maroc ont amené la découverte dans les couches du Jurassique moyen de l’Atlas du squelette complet d’un énorme Dinosaure Sauropode Brachiosauridé, puis dans des niveaux du Jurassique inférieur l’un des tout premiers ancêtres des grands dinosaures herbivores.
Toutes ces découvertes ont changé complètement l’image traditionnelle que l’on avait de la distribution géographique des Dinosaures sur notre planète..
Philippe Taquet est l'un des initiateurs du musée des dinosaures de Savannakhet (Laos). Un sauropode, Nigersaurus taqueti, est nommé en hommage à Philippe Taquet en 1999.
La carrière scientifique de Philippe Taquet est liée à son engagement en faveur de l’éducation du public avec la présentation de Dinosaures dans des musées au Niger, au Maroc, en Algérie et au Laos. Philippe Taquet, qui a dirigé le Muséum national d’histoire naturelle à Paris de 1985 à 1990, a initié l'ambitieux programme de la restauration de la galerie de zoologie. La galerie rénovée prend le nom de grande galerie de l'Évolution et est inaugurée en 1998.
Sources: Wikipédia et Wikimonde



