Ce rapport repose sur 156 interviews réalisées, impliquant 270 personnes entre fin août et fin novembre 2025, auprès d’agences sanitaires, d’associations, de l’assurance maladie, d’établissements de santé, de journalistes, de médias, de mutuelles, d’organismes nationaux de recherche, de partis politiques, de personnes de la société civile, de plateformes, de
professionnels de santé, de scientifiques, de services de l’État, de sociétés savantes et d’universités.
La plupart des acteurs décrivent une augmentation de la désinformation en santé, alimentée par une littératie scientifique déficiente, un esprit critique insuffisant, la viralité numérique, la perte de repères scientifiques et la diffusion organisée de contenus trompeurs.
Ils ont exprimé un besoin de coordination nationale, d’un accès plus simple à une information fiable, la mise en oeuvre effective et plus rapide de sanctions vis-à-vis des désinformateurs et d’un meilleur soutien pour ceux qui s’expriment en informant le public, face au cyberharcèlement, aux menaces et aux attaques ciblées.
Une idée revient dans tous les entretiens : seule une mobilisation collective et structurée - associant des actions d’éducation, de formation, d’information, de détection, de sanctions et de recherche – permettra de répondre à la désinformation qui fragilise la confiance, met en danger la santé des citoyens, et participe à la polarisation de notre société

